Il y a 3 semaines
JOURNAL DE BORD DU PRINTEMPS DE BOURGES (SUITE ET FIN)
JOUR 3/VENDREDI 27 AVRIL
La 3ème journée sera pour nous la plus calme du festival en terme de concerts. Les rendez-vous sont à l’ordre du jour, mais aussi ces rencontres inattendues qui font le charme de Bourges. On y croise toujours quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un, le hasard fait toujours très bien son travail lors du Printemps…
Et puis en filigrane ce 2ème tour électoral qui approche… Il est sur toutes les lèvres, dans tous les esprits. La culture aura été un peu l’oubliée de la campagne, et chacun sait que les engagements pris aujourd’hui les uns vis à vis des autres, les promesses d’une collaboration, les perspectives envisagées sont un peu en suspens, et tout semble conditionné par un « si» que personne n’ose tellement prononcer. Bref, le conditionnel rôde au dessus de beaucoup de conversations…
La visite de François Hollande ce vendredi exacerbe à la fois ce sentiment d’hypothétique constant et en même temps délie un peu les langues, fait assumer un espoir qui, soyons honnête, semble assez commun.
La présence de Zebda, tête d’affiche du soir, va dans le même sens, nous ne sommes pas seuls dans le secret de leur choix présidentiel !
On aura entendu du bien de leur concert d’ailleurs, mais le point d’orgue de cette journée semble avoir été l’hommage à Lhasa. Salle pleine, et public peu avare de compliments sur cette soirée, l’émotion plane.
Ce Vendredi marque le milieu de notre séjour festivalier et le bilan à mi-parcours donne l’envie du lendemain tant les journées semblent plus riches et complémentaires les unes des autres.
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JOUR 4/ SAMEDI 28 AVRIL
Premier réveil sans pluie, et ça donnerait presque un air de fête au petit-déjeuner ! Direction la conférence organisée par le MAP sur le statut des indépendants. A la barre Renaud Barrillet, directeur de la Bellevilloise (www.labellevilloise.com) et Président du MAP, Frantz Steinbach vice-président du MAP, et fondateur du festival Kiosquorama (www.kiosquorama.org), Alice Vivier de la Loge (www.lalogeparis.fr) , et enfin la Dame de Canton. Cette conférence est un temps d’échange plus qu’intéressant. Des faits et des chiffres nécessaires à l’appréhension du débat, mais également un temps de dialogue et de partage très enrichissant.
Un grand merci au MAP d’avoir invité La Dame De Canton à la table des intervenants, et un chapeau bas à l’équipe de la Loge dont l’énergie et la philosophie nous séduisent. Nous suivions depuis un long moment déjà leur activité, y reconnaissant une réconfortante similarité avec l’engagement de la Dame de Canton et le sentiment très rassurant d’être plus nombreux. Un constat presque complémentaire à ce débat sur l’indépendance d’ailleurs : être indépendant n’est pas être seul!
Au temps du débat succède le temps musical.
Le 1er concert de la journée sera celui, presque privé, d’Alex Beaupain dans le salon d’honneur.
Une centaine de places, une salle imposante mais intimiste, un son feutré, une configuration guitare/basse/piano bien douce, et des invités aussi majestueux que le décor. Recette parfaite pour un moment qui suspendra un peu le temps.
Les chansons d’Alex Beaupain disent tout de l’amour et du deuil, disent tout du passé qui ne passe pas, des illusions et de leurs revers. On n’a presque pas envie de partager un avis, d’inviter à la découverte ceux qui ne sauraient pas encore qui il est tant on a envie que ce genre de moments n’appartienne qu’à soi.
Il faut aussi parler des invités, parce qu’ils ont très largement contribué aux cœurs qui se serrent…
La 1ère à le rejoindre sur scène fut Camélia Jordana. Nouvelle star, etc. mais ça on doit dire qu’on s’en fout pas mal. Elle aurait pu être n’importe qui, inconnue ou pas, le résultat n’en aurait pas été différent. Juste une voix incroyable, une interprétation majeure, qu’elle chante les mots de BabX où ceux d’Alex B. Ils deviennent tous les siens.
« Avant la haine » et « Lettera » suffisent à rendre les yeux moins secs (euphémisme), à se dire que vraiment on ne la hait point (litote), avoir le cœur très en bas ou très en haut on ne sait plus mais en tout cas plus vraiment à sa place (réalité physiologique) .
Et puis Lescop au micro. On le croirait tout droit sorti d’un film de Christophe Honoré. Il est jeune, il est beau, il est magnétique et sa voix est sublime de sensualité. Sa chanson, « la forêt », est un bijou textuel et musical, du Jacno si bien digéré et un peu ressuscité.
Bref, Alex Beaupain et invités, deuxième sommet après Camille, chavirage du début de festival.
Voyage outre-atlantique pour redescendre un peu sur terre avec l’apéro-rencontre organisé par le Festival de Musiques Emergentes, en provenance directe du Canada.
Moment convivial et informel, immense talent de nos frères québécois pour la joie de vivre, la musique et le partage.
La tombée de la nuit sur Bourges, basses et platines se réveillent.
Un beau début de soirée au 22 d’Auron avec la sur-énergique Sandra Nkaké. La rumeur parlait d’une « bête de scène » selon les termes consacrés. On se lève et on confirme. C’est électrique, survolté mais maitrisé, l’envie d’en revoir plus prochainement.
Changement de plateau et seul en scène voilà Bernhoft. Ceux qui pensent encore qu’il peut faire froid en Norvège ne l’ont sûrement jamais ni vu ni entendu.
Coup de chaud sur le Printemps de Bourges. Au carrefour de tous les genres qui font bouger les pieds et s’agiter les oreilles, il joue des boucles avec talent, a un sens du rythme à faire pâlir Ringo, un sens du blues à réveiller Ray Charles, Big up!

C’est au Phoenix que s’achèvera cette quasi semaine festivalière. Les quatre Nantais de C2C mettent le feu à une salle survoltée, on adhère et on adore.
Et pour finir Birdy Nam Nam, référence indiscutable, et show qui ne l’est pas moins, superbes lights, son plus qu’adéquat, public déchainé au milieu de cette dernière nuit du Printemps. Mais seul regret, tout ça est un petit peu trop propre. Un peu plus de chair et de chaleur chez C2C, c’est donc vers eux que notre cœur balance. Mais par honnêteté je dois l’avouer, cet avis n’est pas unanime et impossible de dessiner une majorité. Mais après tout, faut il vraiment un vainqueur ? En prévision des jours à venir on peut peut-être, mais pour cette fois et seulement celle là, se régaler d’un ex-aequo parfait.
Plus que jamais ce Printemps de Bourges aura été celui DES Musiques Actuelles. Il y en aura eu pour tous les goûts, dans le IN, dans le OFF, avec comme dénominateur commun une véritable qualité. Ce qui a touché n’était pas nécessairement parfait. Ce qui n’a pas ému n’était pas en défaut de qualité. C’est simplement la loi arbitraire et magique de la musique, ça touche ou ça ne touche pas, et la perfection n’y est pour rien, ce n’est pas ici que ça se joue.
La magie des ces moments tient aussi au droit à la subjectivité et c’est libérateur, et paradoxalement très fédérateur.
Et puisque nous en sommes à parler de ce caractère fédérateur un grand, grand merci à ceux avec qui la Dame de Canton (David et Elodie en envoyés spéciaux!), ont partagé ce printemps de Bourges : Le MAP représenté par Maguelone Cathala et Florence Cassin, Kalima Productions et donc Monsieur Florent Bony, les 3 minutes sur Mer, qui dans la vie de tous les jours sont Samuel Cajal et Guilhem Valayé, Adrien Bergerat venu défendre des projets que l’on adore à la Dame de Canton, soit Kesiena et Bat Point G, et enfin Juliette Ardiet pour le groupe Yordan. Sans oublier l’équipe technique de Capta Prod avec Julien, Florent, Benoît, Antoine et Virgile.
Un festival réussi ça se joue à ça aussi, à ses compagnons de concerts, au réseau qui se crée, à l’énergie collective.
Prochain rendez-vous, que l’on espère commun avec cette dream-team : les Francofolies de la Rochelle.
So, to be continued…

Il y a 1 mois
2ème jour AU PRINTEMPS DE BOURGES
Aussi loin de Paris que nous pensons être, la vie ne s’arrête pas pendant Bourges. Pour cette 1ère matinée sur place nous transformons la maison en bureau, succursale de la Dame de Canton, du MAP et de Kalima productions. Une vraie multinationale dans notre petite maison commune !
Puis direction le site pour le 1er concert du jour, rayon découverte : les québécois de Monogrenade. L’énergie est au rdv, le public aussi, la salle est pleine à craquer, mais sous ce format très rapide d’à peine 1h il est difficile pour le groupe de dépasser le cadre du concert efficace mais un tout petit peu trop propre. On sent cependant la promesse au bout de ces 50 minutes, et l’envie de les redécouvrir sur une scène parisienne est bien présente.
Avant la prochaine parenthèse musicale quelques rencontres et rendez-vous. C’est tout le charme de Bourges, on se croise dans les allées, on se retrouve avec cette impression qu’hors de Paris tout se passe plus doucement.
En route pour l’Auditorium et le concert de Patrick Watson. Un peu de Syd Matters chez le canadien qui nous présente son quatrième album. Décor et lumières superbes pour accompagner des morceaux denses et aériens.
Et enfin 1ère soirée au Phoenix pour 2 plateaux attendus : Selah Sue et Charlie Winston.
On ne peut évoquer autre chose que de la déception pour le concert de cette première. Un set formaté, lisse, immobile.
22H30. Charlie Winston. C’est un triomphe qui attend le plus français de nos chanteurs anglais. Un concert efficace, rythmé, the job is done et pas mal done, on en ressort pas complètement enlevé mais assez léger quand même, et les pieds encore un peu agités par l’énergie assez communicative du chanteur.
Le meilleur pour la fin. C’est à « la table d’Harmonie », pour le off du Printemps, que nous allons (ré)écouter les 3 minutes sur mer. Nous voilà dans un cadre qui n’est pas celui du In, ni en terme de jauge, ni en terme d’équipement, et pourtant c’est ici que ça se passe, c’est ici que le vrai refait surface après une journée de concerts intéressants, réussis, mais un peu froids.
Nous aurions souhaité l’inverse, les moyens d’une Selah Sue au service des 3 minutes sur mer, les armes pour se défendre et pour que la voix porte. Le off a ce mérite, servir de marchepieds à une scène émergente qui a encore un peu de mal à se faire entendre, et à laisser la part belle aux auto-produits et aux petits indépendants, faisant office de premier sésame pour un accès au IN tant convoité.
C’est donc ce camp que nous avons choisi hier soir, aux portes de Bourges et sur le marchepied..
2ème jour, A voté, 3 minutes sur mer.
To be continued…
Elodie

15MN AVEC LES 3 MINUTES SUR MER
La pluie s’est arrêtée. Un sandwich américain suspect, quelques cafés et un rosé de l’apéro Longueurs d’Ondes se bataillent dans mon estomac. Petite pause dans l’espace pro ou je (re)croise les 3 minutes sur Mer avec qui nous cohabitons depuis 2 jours dans une petite maison berruyère. Je n’ai pas encore eu le temps d’écouter leur album avec l’attention qu’il se doit mais le timing est idéal pour se caler une petite entrevue. Direction les loges de « La table d’harmonie » ou un berger allemand squatte une grosse moitié du canapé…
L’oubli de magneto, la fatigue de la veille et une digestion hasardeuse me font oublier de noter qui répond à mes questions improvisées. Je vous laisse donc imaginer, vous m’en excuserez…
Vous jouez ensemble depuis longtemps ?
Ça fait 5 ans qu’on joue sur scène. On bosse ensemble depuis 2007. Guilhem aux textes et au chant (un peu de clavier et de guitare) et Sam à la guitare (au sampler et à la boite à rythmes).
Vous venez de sortir votre premier album si je ne me trompe pas ?
On a sorti 3 ep et un album live sorti il y a un mois, « Désespoir de singes » enregistré en direct, en 2 fois.
Vous pouvez m’en dire un peu plus sur le titre de l’album ?
Je te laisse interpréter. Après pour la petite histoire, c’est un arbre couvert d’épines. Guilhem a été jardinier, tu trouveras souvent le champ lexical de la botanique, des morceaux comme « le jardin » et d’autres…
Et le nom du groupe ?
Tu peux trouver le sens, on aime bien fonctionner par images. Après on voulait pas vraiment passer du temps à trouver le nom du groupe. Il est venu, on l’a gardé. Le temps qu’on passerait à chercher un nom, ça aurait été du temps en moins à faire de la musique.
« Des espoirs de Singes » a été enregistré en deux fois. Ça s’est passé où ?
On était en résidence à l’Espace Jemmapes. On a donc fait deux concerts là-bas, on a gardé 8 morceaux sur les deux dates. C’est un vrai live qui ne triche pas.
Vous avez toujours travaillé avec Kalima Production ?
Kalima, ça fait 1 an et demi. L’idée c’est de trouver des personnes dans le même état d’esprit que nous. Des personnes avec qui on s’entend bien humainement. On est passé par Life Live, Zamora... C’est un parcours quoi, à chaque fois on était avec les bonnes personnes pour le moment.
Votre musique nait principalement de la guitare et du chant. Vous avez déjà pensé à jouer avec un autre formation ? ou est-ce un format qui vous tient à cœur ?
Il y a une époque où on était quatre. Sur les deux premiers ep. Après on est revenus à 2. Pour les concerts, il y a une contrainte technique et économique quand on est nombreux.
Nous en sommes là maintenant, on ne veut pas casser nos habitudes de studio non plus. Cette base donne l’état d’esprit du groupe. Et l’avantage, c’est aussi de pouvoir jouer dans des plus petits endroits. Ça permet une intimité qui se perd en grosse formation. Tu sais, on écrivait dans de petits appart’, l’ambiance première c’est bien celle ci.
Et notre objectif premier c’est de tourner partout donc c’est forcement plus simple pour les déplacements. A quatre, tu dors à l’hôtel. A deux, tu dors chez les mecs, ça permet de créer des liens forts.
Quel est votre univers musical ?
Rock N’ Roll quoi. Pour Gilhem, c’est plutôt pop, rock. Et moi, rock, métal vénère. Après, on a fait le choix de revenir à un héritage poétique, la chanson. Le langage de nos parents.
C’est votre première fois à Bourges ?
C’est la deuxième fois. On avait joué au même endroit il y a 3 ans pour le off, sur un plateau des 3 baudets. Et il y a cinq ans, on était en sélection découverte du printemps de Bourges en finale à La Maroquinerie.
Prêt pour le concert ?
Nous oui. Mais le son, je sais pas (Problèmes d’enceintes…). L’idée c’est de jouer avec la fraicheur du moment. Parce que les morceaux, on les connait très bien.
Vous avez pu voir quelques lives?
On a pas de pass ! Et comme on est très imbus de nous-mêmes, comme tous les artistes, on n’a pas fait trop gaffe. Mais il y a des concerts que j’aurais aimé voir bien sur, comme Camille, Patrick Watson…
Des projets pour le futur proche ? De l’actu ?
L’album studio. On est en période d’écriture. On essaye de singulariser encore plus notre identité. On est aussi en final du Zebrock à la Maroquinerie le 1er Juin. Et cet été, on fait la tournée des offs.
Et le 16 mai à la DDC !
Oui avec Cloé du Trèfle! C’est une amie qui nous a aidé a trouver des dates. Elle fait de l’électro-acoustique, de la vidéo, un très beau spectacle !
Une petite photo avec le chien pour la fin ?
Avec le taulier !

David
Il y a 1 mois
JOURNAL DU PRINTEMPS DE BOURGES
Les musiques pour un Paris-Bourges en voiture, choix d’un 1er road trip commun entre la Dame de Canton et une partie de l’équipe du MAP, vont d’Alex Beaupain (pour les filles peut-être?) à Bonga, en passant par François and the Atlas Mountain.
Tour du monde musical pour ce Paris-Bourges pluvieux.
Notre arrivée tardive ne nous permettra d’assister qu’aux 2 derniers concerts du soir au Palais d’Auron, ceux de Dominique A et de Camille.
Dominique A : compliqué ce format d’une heure pour installer un univers comme le sien. Compliquée cette salle assise pour porter des envolées électriques qui prolongent les morceaux, les portant parfois plus que les parties chantées. Envie de le retrouver vite en album, au calme, pour soi, et de ne pas rester sur cette soirée là. C’est un peu comme dans la vie, il y a des gens que l’on aime mieux voir entourés de monde, l’énergie prévalant sur la conversation, et d’autres avec qui l’on préfère l’intimité. Dominique A est donc de ceux là, ceux que l’on préfère écouter dans le silence, que l’on préfère n’avoir qu’à soi, pour en entendre toutes les belles nuances.
23h15. Changement de plateau rapide, puis arrivée de Camille. La salle s’est remplie encore davantage, des gens debout près de ceux confortablement assis. Un accueil immédiatement chaleureux.
Je vais être honnête, je n’avais jamais compris Camille. Je trouvais les albums trop conceptuels, je n’étais pas touchée, j’avais du mal à m’y intéresser. On me parlait souvent de son génie, je restais hermétique et je ne sais pas pourquoi, peu curieuse…
Et voilà, ce dernier concert d’une longue journée, après une longue route, une fatigue un peu appuyée, l’envie juste de se faire un avis et de rentrer.
Impossible de rentrer. Impossible de dormir.
Les trouvailles simples mais brillantes de mise en scène séduisent dès le début. La voix impressionne, la générosité touche. Puis quelque chose d’autre encore se passe. Les chansons sont plus que belles, les arrangements subtils et poétiques, et en parlant de poésie Camille n’est plus que ça d’ailleurs. Un poème de la 1ère à la dernière minute. Des idées par dizaine, qui sont tellement plus que des exercices de style, et surtout une vérité rare.
L’envie que ça ne s’arrête pas, d’être portés, encore et encore, de ne plus redescendre…Pour redescendre d’aussi haut de toute façon il en faudra du temps.
C’est absolument compliqué de poser des mots sur un tel moment. Le principe des instants de grâce sans doute.
Et cette grâce fut collective. Le concert étant terminé depuis dix minutes, les lumières rallumées et les techniciens déjà affairés à démonter le plateau, le public était encore debout, applaudissant et réclamant Camille. Ça aurait pu durer une nuit entière, personne n’aurait été rassasié..
Une fois le concert terminé arrive la crainte d’avoir mis la barre trop haut dès le premier soir. C’était presque le concert d’une vie celui d’hier.
L’idée aussi que l’on n’oubliera pas ses compagnons de concert de ce soir là. Un moment de partage comme celui là crée un lien bien particulier. On oubliera peut être les détails de notre collaboration, certains événements, certains rendez-vous, mais pas cette soirée au Palais d’Auron. Chavirage collectif.
Deuxième jour et 1er matin sur le site. Retrouver ses esprits pour d’autres découvertes.
To be continued
Elodie

CAMILLE EN LIVE, “UN POÈME DE LA 1ERE A LA DERNIÈRE MINUTE”
La salle plonge dans l’obscurité et le petit bout de femme apparait sans tarder. Enveloppé d’un drap blanc shamanique, elle protège une petite lumière comme un trésor rare et fragile. Arrivée au centre de la scène, s’échappent ses premières mélodies, une prière désabusée. « Sur la plus belle des planètes, sur la plus belle des planètes », une phrase qui marque le rythme et qu’elle répète comme si elle voulait s’en convaincre. Il ne fallu pas moins que ces quelques secondes pour dérober toute l’attention du public. Attiré comme par le chant de sirènes, nous voilà dans le monde de Camille, un monde finalement pas si différent du notre…
Sous des casques de chantier jaunes apparaissent ses musiciens, non sans rappeler qu’un danger peut subvenir du ciel à tout moment. Ces casques auraient pu être des blouses de chimistes ou de savants fous mais dans cet univers, les mélodies ne se veulent pas rationnelles. Loin des calculs et des mesures, c’est l’emotion qui guide chacune des notes qui s’échappent de clavecins, verres en cristal, xylophone ou violon…
Au fond de la scène se dessinent des valises usées, celles qui après avoir visitées les 4 coins du monde, se sont retrouvées au point de départ, oubliées au fond d’un grenier. La seule lumière sera celle qu’elle protège de son drap blanc comme un bébé avant qu’il s’offre au monde. Une lumière auquel elle s’accroche mais qui finit par lui échapper, s’agiter, valser… Derrière eux, les ombres les accompagnent, observent, veillent ou les surveillent.
Bercée par un jeu de scène minimaliste mais millimétrée, la douceur de sa voix peine à canaliser la force de son caractère. Comme un démon qui se réveille ou un ange qui s’échappe, son chant parcourt tous les registres et rappelle que la mélodie peut être aussi expressive que mille phrases, qu’une phrase plus que mille mots. Pieds nus, elle danse comme un enfant à l’abri des regards, comme guidée par des forces primitives. Fragile mais sauvage, Camille nous touche là où il est difficile d’etre insensible… un véritable cri à la vie.
David
(Source : facebook.com)
Il y a 1 mois
Miro. Non il ne s’agit pas ici du célèbre peintre, ni du moins célèbre Mickael Miro (Pour qui j’aurais eu bien du mal à écrire une chronique d’ailleurs). Il s’agit de l’impertinent chanteur aux grosses lunettes et à la voix nonchalante. Vous ne voyez pas ? “Je m’appelle Billy et je suis Funky !”, toujours pas ? Mais si, mais vous ne le savez pas encore.
A 12 ans, en 1998, un aperçu de ce qui deviendra plus tard l’un des frenchie les plus funky du PAF tournait déjà dans mon walkman (vous savez celui avec les K7 à bandes), sans le savoir j’écoutais déjà ses accords de guitare sur le single d’MC Solaar “Hasta La vista”.
Quelques années plus tard, en 2001, c’est sur la 6ème chaine nationale que j’ai découvert le clip de “Billy The Funkyman“ et son drôle de refrain aigu. Vous voyez maintenant ? C’est de ce clip dont je parle, extrait du premier album de Miro, “La voix du Vaurien”, un album fort remarqué qui a d’ailleurs reçu le “Prix Felix Leclerc de la chanson” au Quebec.
A l’époque, je n’avais pas la même curiosité pour les musiques (tout du moins pour celles sans “Pum Tchak Pupum Tchak”) donc je dois dire que j’ai rapidement perdu de vue ce personnage haut en couleur que l’on connait sous le nom de Miro.
Plus de 10 ans après ce tube, me voila qui redécouvre ce visage si familier à l’occasion d’un nouvel album intitulé “Roader”. Et honte sur moi, c’est son 5ème, soit 3 albums passés aux oubliettes. Son absence médiatique ne m’excuse en rien, je dois rattraper mon retard.
Car pendant ce temps, Miro n’a pas chômé, loin de là ! “En plein Vol” en 2003, “Le Vainqueur Jalou” en 2007, “Encore plus funky” en 2008 sans compter de nombreuses collaborations : Tryo, Anggun, Dick Rivers, Charlelie Couture, Monsieur Melon, et ici le groupe italien 2Pigeons avec qui il signe cet ovni musical nommé “Roader”.
Entre Tunis, Paris et Milan, c’est depuis son Home Studio en Normandie qu’il enregistre ce double album sorti en Mai 2011. Projet difficilement classable, tantôt blues, tantôt pop-rock, résolument plus electro, les synthés vintages donnent une charmante couleur 70-80’s à cet album aux inspiration diverses (les Talking Heads, Depeche Mode ou encore Supertramp). C’est avec grand plaisir que je redécouvre un Miro qui n’a pas perdu son indéniable sens de la mélodie, des chansons qui accompagnent merveilleusement le retour des beaux jours. Ne vous étonnez pas si dès la première écoute, vous vous retrouvez à chantonner les refrains de ce road-movie musical. Écoutez-le dans le métro ou dans le bus et vous vous sentirez comme au volant d’une vieille pontiac dans le desert du Nevada. Et mieux encore, venez le redécouvrir sur scène avec les 2Pigeons le 3 et 4 Avril à La Dame de Canton !
Miro oui, mais pas sourd.
David.
VIDEO : Reportage sur Miro et l’album Roader
Miro - 3 & 4 Avril @ La Dame de Canton - 20h30 - Event Facebook - Préventes
www.miromaispasourd.com
Il y a 2 mois
3 minutes sur mer - Des espoirs de singes
Paris, quais du Canal Saint Martin un samedi soir. L’été se termine et l’automne commence doucement à donner à la capitale des couleurs de feu.
C’est dans ce Paris là, jaune orangé, et sur le bord de ce canal que commence l’histoire. L’histoire d’un concert qui donne naissance à un disque, à 8 titres percutants dans leurs musiques et dans leurs mots, à 8 titres qui en deviennent vite 16, 32, 64, parce que l’envie d’en répéter l’écoute arrive elle très vite, bien plus vite que l’automne. L’inverse aurait été désagréable à tout point de vue..
Sur scène et sur disque ils sont deux. Guilhem au chant et Sam à la guitare.
Guilhem dont la voix tantôt aérienne et tantôt grave nous promène de hauteurs en profondeurs, du zinc à la porcelaine. Les montagnes russes sur les bords du canal. Mais plus qu’un outil maitrisé, plus qu’un timbre qui touche, ce sont aussi les mots qui naviguent sur cette voix qui vont au cœur, qui vont au ventre. Ils sont justes ces mots, précis et percutants. Les textes ont une musicalité intrinsèque, affirmée et rare.
Et puis il y a Sam et sa guitare, qui semblent ne faire qu’un. Son jeu, électrique et puissant nous fait oublier que l’on n’entend (quasiment) pas le son de sa voix. Son jeu c’est presque un texte, une histoire complémentaire aux mots de Guilhem. Sam a cette vertu que l’on prête habituellement aux chanteurs, il est un Interprète, I majuscule pour cet interprète.
Sur scène c’est donc ça 3 minutes sur mer, 2 (beaux) garçons, une voix, une guitare, des mots comme des flèches, et une lumière magnifique. Parce que oui, un concert dont on ne ressort pas entier c’est plus que du son, c’est aussi de l’image.
Et sur disque c’est donc presque autant de choses 3 minutes sur Mer. Hormis la lumière pensez vous? Non, lumière incluse, cet album est incroyablement lumineux. C’est un ciel gris électrique d’après orage, encore un peu grave mais plein d’espoir pour l’après tempête.
Parce que quand on parle à l’autre d’une musique qu’on aime on s’entend souvent répondre « et ça ressemble à quoi comme style ? », alors pour répondre à cette question là on a parlé du grand Jacques venu du plat pays, on a parlé aussi de Lleprest parti lui il y a peu pour de bien hautes contrées. On acquiesce, il y a de ça chez les 3 minutes, mais n’oublions pas les vivants tant qu’ils sont là, n’oublions pas Dominique A, patriarche d’une grande famille à laquelle appartiennent enfants du rock, de la chanson et de la poésie. Et donc on pense à lui, félicitation Dominique, la famille s’est agrandie.
Vous aurez eu le courage des Oiseaux, à eux les espoirs de Singes.
Et à Nous la découverte ou la redécouverte des 3 minutes sur Mer le Dimanche 4 Mars au Divan du Monde (réservation http://w1p.fr/51292)
A nous ce si bel album, « des Espoirs de Singes », et à Nous la touche « repeat »,
A nous les ciels gris d’après orage et les éclaircies post-tempête,
Après le canal saint Martin à l’automne à Nous les quais de Seine au printemps, La Dame de Canton attend les 3 minutes sur mer le 5 Mai. Elle les suit depuis plus d’un an la Dame et ne leur lâchera pas la main.
Paris n’aura plus la couleur du feu, il fera beau, il fera chaud, les terrasses seront remplies et les jupes seront de sortie. Si cet indécis printemps ne tenait pas cette promesse de soleil et de chaleur qu’importe, la Lumière viendra de l’intérieur.
3 minutes sur Mer, 4 mars, Divan du monde, « des espoirs de singes », montagnes russes, I majuscule. Repeat.
Elodie
Retrouvez 3 Minutes sur mer sur :
www.3minutessurmer.com
Il y a 3 mois
Ils étaient venus jouer sur la Jonque l’année dernière et reviennent le 28 Février. Ils sont mignons tout plein sur la photo que je reçois dans ma boite mail et il parait que ce groupe « est vraiment super, ils ont une énergie folle en live, il faut que tu écoutes » (dixit Elo, notre chère programmatrice).
Je lis tout d’abord leur bio où j’apprends que le groupe s’est formé à Barcelone en 2008. Une parité strictement respectée : 3 garçons (Fiti, Anton et Nico) et 3 filles ( Heike, Chloé et Aurélia) qui forment ce groupe atypique nommé La Cafetera Roja, signé sur un label auvergnat Green Piste Records. Ça en fait des couleurs ! Et il semblerait qu’ils en ont bien d’autres sur leur palette…
Mais alors quelle mixture se cache dans cette jolie cafetière ?
Intrigué, je trempe les lèvres et goûte aux premiers morceaux de leur deuxième album “Louise Kick An Eyebrow”, sans savoir à quoi m’attendre…
Le cocktail est métissé ! Les membres nous viennent d’Espagne, d’Autriche, de Lituanie et de France. Et comme si leurs langues natives ne suffisaient pas, on y retrouve également des textes en anglais et italien. La Cafetera respire l’Europe, « une vision contemporaine, le regard d’une génération sur notre quotidien » nous dit la bio, et je ne saurais vous dire le contraire : le melting-pot musical que nous cuisine la CR nous montre que la jeunesse est très créative sur notre vieux continent ! Mais goûtons à la suite…
Les saveurs se mélangent ! Les influences de chacun sont en dialogue. Les chants Folk séduisent des couplets Hip Hop, les cordes latines épicent les rythmiques rock, le violoncelle adoucit l’acidité des mélodies pop… et toutes ces saveurs sont savamment mariées pour donner un goût unique, celui de la Cafetera. J’en reprendrai bien une petite tasse…
“Louise Kick An Eyebrow” est un album enivrant, inclassable,complexe de part la fusion réussie de toutes ces influences mais également délicieusement accessible. Acide, sucré, épicé et métissé, un doux mélange ! On y trouve de l’acoustique, de l’électrique, de la guitare, du violon, du violoncelle, du rap, du chant… mais pour vous faire une idée, le plus simple serait d’écouter l’album.
La bio du groupe nous indique que c’est un groupe « live », on m’a également dit le plus grand bien de leur concert à Paris l’année dernière… alors, c’est quand qu’ils jouent déjà ?? Ah oui, le 28 Février à La Dame de Canton ! Soyez-en sûrs, j’y serai !
David D.
Mardi 28/02/12 - 20h30 - La Cafetera Roja - 5€ / FB Event : http://murl.fr/FPC
(Source : facebook.com)
Il y a 3 mois
Chers blogueurs, chères blogueuses,
Avant de commencer cette chronique /présentation, je dois avant tout vous raconter l’histoire, devrais-je dire la rencontre entre TOMISLAV (il mérite la majuscule de T à V) et moi même. A vrai dire, je ne l’ai jamais vu mais j’ai plutôt écouté, dégusté et bougé sur les morceaux de son album…c’est un bon début !
Concernant l’écriture de la chronique, il ne m’a même pas fallu 1 min pour dire YES ! Il faut également savoir qu’1 min avant, je ne connaissais pas Tomislav. Enfin bref, j’étais complètement vierge de Tomislav…de sa musique.
Mais alors là, une SURPRISE INTERSIDERALE. En premier lieu, un bon point pour lui: l’album commence par une note rythmique avec « Tourner les talons » et « Comme une balle » (c’est celle ci qui a fait bouger mon body).
Par la suite, j’apprends que Monsieur et son Crew tournent dans toute la France depuis 5 ans avec à leur actif 400 concerts…
Concernant la couleur de l’album, TOMISLAV nous sert un album qui oscille entre du folk et du rock mais également entre de la chanson et du blues. On adore, c’est mélodique !! Le texte est mis en valeur par la musique, on aime l’un autant que l’autre.
Lorsqu’on écoute son album, on ouvre bien les écoutilles pour rentrer dans l’univers de TOMISLAV. Ses textes sont des histoires de la vie quotidienne plus (« Y’a pas mort d’homme ») ou moins sombres (« la nuit »). On le REWIND cinq, dix fois environ !
Sortie de son album « Avant le départ » en Avril 2012 .
Mc de la DDC.
Il y a 4 mois
Il y a des chansons qui dès la première écoute vous hantent pendant des semaines. Des chansons que l’on fredonne ensuite dans le métro ou dans la rue sans même s’en apercevoir. Il y a des voix que l’on entend une fois, une seule, et dont le timbre vous marque longtemps. On ne reconnaitrait pas forcément le visage qui a parlé mais le timbre de cette voix là, oui.
Il y a La Demoiselle Inconnue qui un soir d’Octobre est montée sur la scène de l’Espace Jemmapes offrir à un public la découvrant une chanson parmi d’autres, « ma retenue ». Et le temps qui s’est un peu suspendu quand même, puis l’intuition que cette fille là n’est pas tout à fait comme les autres, qu’elle a une voix, une écriture, un univers, qu’inconnue elle l’est peut-être encore un peu mais que ça ne devrait pas durer.
En l’écoutant on a envie de tomber amoureux, de sourire, de porter des chaussettes fantaisie et des cravates à pois, de racheter un téléphone à cadran et un lecteur cassette… on a envie de sauter sur son clavier et d’écrire fièrement à ses amis : « je viens de découvrir quelque chose de formidable !». On n’a pas envie d’attendre lundi matin pour en parler.
Vainqueur du Grand Zebrock 2011 la Demoiselle Inconnue voit depuis de belles portes s’ouvrir devant elle. La Dame de Canton y croit, y tient, s’y attache, s’y emploie, et l’a donc accueillie il y a peu en résidence, par une froide semaine de Décembre. Et d’un seul coup d’un seul la semaine a paru moins froide.
C’était comme Juillet en Décembre, et donc à la Dame de Canton on s’est dit que Juillet en Février ce serait une bonne idée aussi.
Alors sortez cravates à pois et chaussettes fantaisie ! La Demoiselle Inconnue revient en solo le 7 février en 1ere partie de Tomislav, et au printemps accompagnée de tous ses musiciens pour un concert plein de surprises et de nouveautés.
Parce que Juillet avant l’heure ça ne se refuse pas, parce qu’un concert dans une jonque sur la Seine ça a quand même un charme dingue, parce que découvrir que le temps peut se suspendre juste au son d’une voix et d’accords de guitare c’est une expérience plutôt cosmique, parce que toi aussi tu peux t’improviser directeur artistique ce soir là et dire avant tout le monde « j’ai découvert un truc formidable ! », pour toutes ces raisons là rendez vous le 7 février et au printemps à la Dame de Canton..
Elodie
TOMISLAV + LA DEMOISELLE INCONNUE – Mardi 7 Février @ La Dame de Canton (PAF : 7 / 5 €)
Evènement FB : http://www.facebook.com/events/302494706469144
Il y a 4 mois
LIVE REPORT : THE TWO !
Ils étaient à La DDC vendredi 06/01 et Samedi 07/01.
Ils sont venus, ils ont vu, et ils ont vaincu ! ALLELUIA
Pendant deux soirs d’affilés le groupe THE TWO nous a fait le plaisir de squatter le bateau ! Faut bien le dire, on en a redemandé. Gros gourmand que nous sommes, après le concert exceptionnel du Vendredi, on ne pouvait plus s’en passer le Samedi. On ne l’aurait pas fait autrement et tant mieux !
Le concert à été très pailletté par la chanteuse en chef (ceux qui sont venus comprendront). Ara comme David ont grandi tous les deux dans un univers créatif dès la plus tendre enfance. Ce sont des touches à tout. Ara pratique la peinture quant à David, il a manié les cartes en tant que magicien.
Présentation en bonne et dûe forme: Un homme, David Jarre + une femme Ara Starck = The TWO. Nom qui symbolise bien la dualité (entre un homme et une femme) et la réunion (de deux artistes).
Venant tous les deux d’univers artistiques différents (magicien pour l’un, peintre pour l’autre) ils ont réussi à se trouver dans la musique il y a 7 ans.
Et BINGO ! La sauce a prise : la chanson de départ « I Wanna be with you again » a scellé leur union et de là, à été écrit un album remarquable, dans un style romantico-folk.
Ara chante et écrit des textes « In my head », « Piece of you » et « Coma was not her name » pour lesquels David compose.
Concerts riches en surprises avec la participation de FELOCHE le vendredi & la galette des rois by The TWO le Samedi. On est heureux avec peu, mais avec du bon!
On a aussi eu le droit à une reprise d’un titre du King of Pop « they don’t care about us » avec uniquement batterie et guitare, relecture plus que séduisante de ce tube international!
Pour terminer : on veut revoir ARA & DAVID, c’est une chose !
Mais je lance également un appel à notre programmatrice qui à intérêt (sans aucune menace ni ordre de ma part, Madame la programmatrice) à les refaire venir !
YES WE CAN !
By MC de la DDC.
Les Petites Chroniques étaient là aussi ! Consultez l’interview d’Ara Starck et David Jarre ici : http://murl.fr/ELO
Et retrouvez The TWO sur :
Leur site officiel : http://thetwomusic.com/
Leur page facebook : http://www.facebook.com/musicofthetwo
Il y a 4 mois
Ÿordan : le Racontage de vie musicalement festif
Exit Garou, Patrick Fiori et autres Franck Mickael. La chanson française ne se contente plus du basique et du classique. C’est officiel, la chanson française se lâche et nous envoie YORDAN.
Alors WELCOME YORDAN !!
- Cela fait à peine 3 ans, que ce groupe a fait son apparition dans le paysage musical. Un groupe composé de 4 membres.
- Crée en 2008, le groupe Ÿordan, est composé d’ excellents musiciens qui arrivent à nous faire danser grâce à leur énergie mais aussi à nous émouvoir par leurs textes..

A la base de tout, ce sont deux mondes qui se rencontrent: Un conteur d’origine slave & des artistes issus de la chanson, du jazz et du Klezmer.
4 mecs dans le vent: commençons tout d’abord par les présentations :
- Jordan à la guitare, au chant et aux textes
- Benoit, qui s’occupe de la batterie, des percussions et de tous les sons les plus fous
- Clément qui est à l’accordéon, au piano, à la contrebasse, à la basse et à la magie (fiou !)
- Samuel qui s’occupe de la clarinette.
Leur dernier album « Au Tour d’Arsène… » sorti numériquement en septembre 2011 a tout son sens.
En effet, le fameux « Arsène » est donc une légende par chez eux. Un homme ordinaire, à qui il arrive des situations pas si ordinaires que cela..
Le dernier album a pointé le bout de son nez cet été pour le plus grand plaisir des adorateurs de la bonne humeur et des petites et grandes histoires du quotidien.
Ils ont crée un style particulier revendiqué haut et fort: le Racontage de Vie Musicalement Festif (RVMF pour les intimes).
By MC de la DDC
On suit yordan :
Sur Facebook : une page vivante, pleine de vidéos live !
Sur www.yordan.fr
(Source : facebook.com)




